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dimanche 31 mars 2013

DUPONT et DUPOND

Elle est brune, il est blond...
Elle adore l'école et les maths, il préfère jouer et rêver...
Ils n'ont pas le même papa, ni la même maman...
Elle est Magrande, il est le PtitMec du Namoureux...
Elle aime "La Fée Clochette", il préfère "Peter Pan"...
Il aime jouer au foot, elle préfère jouer aux Barbies,
Il aime M Pokora, elle préfère Noel Gallagher,
Il aime faire des bêtises, elle aime les rapporter, 

Ils sont très différents et pourtant si semblables, si fusionnels parfois...

Ils aiment tous les deux les éclairs au café et les tartines de pain grillé au Nutella,
Ils aiment tous les deux la chanson n°3 du dernier album de Muse,
Ils aiment tous les deux inventer, ensemble,  des spectacles de chant et musique complètement psychés,
Ils détestent marcher mais adorent pédaler,
Ils aiment tous les deux jouer au prince et à la princesse, ou aux Jedis, 
Ils aiment tous les deux grimper aux branches du gros pommier du jardin,
Ils adorent se chamailler pour des trucs sans importance, comme Dupont et Dupond (d'ailleurs, c'est leur surnom...)
Ils adorent être l'un avec l'autre...

Et surtout, surtout, ils s'aiment, comme un frère et une soeur...
Comme quoi, les liens du coeur peuvent être aussi forts que les liens du sang...!





dimanche 24 février 2013

Atelier Cuisine

Ca y est, les vacances de février ont commencé avec 3 enfants et un bébé à occuper pendant plusieurs jours...
Alors, vois-tu, histoire de joindre l'utile à l'agréable, les 3 grands vont avoir le droit, individuellement, à un atelier cuisine.

A Noël, ils ont reçu ce livre en cadeau.



Un livre de cuisine pour enfants, pas mal fait du tout, avec des recettes faciles à réaliser pour eux.


Les recette sont classées en 6 rubriques:
- Les petits déjeuners
- Les plats froids
- Les plats chauds
- Les goûters de tous les jours
- Les goûters d'anniversaire
- Les desserts



Chacun d'eux a donc choisi un plat et un dessert à réaliser, histoire d'apprendre quelques notions toute simples de cuisine. Bon, ok, avec leurs choix, on va se taper 3 repas pas lights du tout mais ce n'est pas grave! L'essentiel, c'est qu'ils se fassent plaisir et nous fassent plaisir !

Voici leurs choix : 







Il n'y a plus qu'à faire les courses et à se mettre aux fourneaux...

jeudi 21 février 2013

Le bonheur, c'est....

Le bonheur, c'est...

Un Namoureux qui prend une journée de RTT un mercredi...
Une tempête de ciel bleu et un soleil franc et généreux ce même mercredi...
Une plage quasi déserte...







Le bonheur, c'est simple et c'est bien !

mardi 19 février 2013

Le complexe de la Desperate...

Depuis presqu'un an, entre mon congé maternité et mon congé parentale à temps partiel, me voici devenue une Desperate Housewife à mi-temps ...
En gros, j'ai un travail salarié le jeudi, vendredi et samedi, soit 16h par semaine...
Et le reste du temps, je glande!
La belle vie quoi!
Sauf qu'en fait, ça ne se passe pas vraiment comme ça!

Etant seule, abandonnée, épleurée, etc. du lundi matin 6h au vendredi après-midi 16h, j'ai l'immense joie et bonheur de m'occuper de Magrande (bientôt 8 ans) et de sa petite soeur (bientôt 10 mois)...
Et ben c'est juste crevant, épuisant, éreintant, et pleins d'autres adjectifs en "ant"...



Le matin, 7h45, au diable les grasses mat', il faut se lever parce que Magrande doit aller à l'école... La sortir au tractopelle du lit, lui préparer son p'tit dèj' (elle pourrait le faire... mais à l'heure qu'il est, elle n'aurait toujours pas fini), la booster pour se laver les dents, se coiffer, faire son p'tit pipi... tout ceci, bien entendu, en changeant la couche de bébé, en l'habillant, en lui donnant son biberon, en la déguisant en mini Yéti pour affronter le froid hivernal et conduire Magrande à l'école...
Et un lundi sur deux, histoire de rendre l'aventure matinale plus rigolote, je gère toute la tribu: Lagrande, Magrande, PtitMec et Bébé! 4 enfants pour moi toute seule, c'est que du bonheur !!! 

Et puis, ben, en bonne Desperate que je suis, il faut faire les lits, faire la vaisselle du p'tit dèj' (oui, oui, le lave-vaisselle, chez nous, ce sont mes deux mains...), un p'tit coup de balai voire, ô folie, un p'tit coup de serpillère, surtout depuis que Bébé galope à 4 pattes et continue à fourrer ses doigts dans la bouche...
Certains matins, d'autres évènements fantaisistes viennent égayer cet emploi du temps déjà tellement joyeux: lessives, étendage de linge, courses ( le drive a alléger cette corvée... merci!).



Et tout ça, évidemment, en jouant avec bébé, en gérant le p'tit caca-qui-fouette, le p'tit rototo qui laisse des morceaux, le déménagement de la moitié du salon (le quatre patte, mais quelle invention de m*** !!!)...

Et puis, toujours en bonne Desperate que je suis, je n'abandonne pas Magrande à la cantine les jours où je suis à la maison. Elle rentre déjeuner le bon p'tit plat que sa mamounette lui a cuisiné! Je pourrais me contenter d'un plat de lasagnes Findus (pardon, elle était facile celle-là) mais d'une part, ce genre de produits est banni de ma maison et, d'autre part, en tant que Desperate parfaite, je me dois de trouver le temps de cuisiner un vrai truc à Magrande (et même à Bébé tiens...).
Donc, en fin de matinée, afin que Magrande puisse mettre les pieds sous la table dès qu'elle rentre de sa longue matinée de 3 heures d'école (elle a bossé, ELLE!), je me mets aux fourneaux... tout en gérant un bébé qui ouvre tous les placards, qui commence à ouiner parce qu'elle est fatiguée et qu'elle n'arrête pas de tomber, parce qu'elle a faim, etc.
Magrande rentre seule de l'école (200m, sur le même trottoir, j'ai réussi à admettre qu'elle pouvait le faire). Hop, tout le monde à table! Le repas, c'est un moment de partage et donc, nous déjeunons toutes les trois, ensemble. Et je peux vous dire que c'est un sacré exercice de style que de donner la becquée à Bébé, manger en même temps et écouter d'un oreille la plus attentive possible la dernière super aventure de la cour de récré en huit tomes de Magrande!
Arrive l'heure où l'on débarasse la table, fait la vaisselle, etc.

Et là, Magrande le sait, il y a un moment sacré dans cette journée exaltante: ma pause café...
Le temps s'arrête pendant quelques minutes, le temps d'apprécier le liquide chaud et noir, booster indispensable pour recharger les batteries, accompagné de son carré de chocolat noir (plein de magnésium, indispensable au bon équilibre...!). Pendant 10 minutes, je sollicite Magrande pour qu'elle s'occupe de sa petite soeur, qu'elle joue avec, juste le temps de cette dizaine de minutes où je prends du temps pour moi... 
10 minutes bordel.... Et ça fait plus de 5 heures que la journée a commencé...




C'est l'heure pour Magrande de repartir pour l'école et pour Bébé de me foutre la paix filer au lit pour sa sieste! Et comme cette enfant est joueuse, la durée de la sieste reste un moment de suspens! 

Pendant la sieste de bébé, en tant que Desperate accomplie, je ne peux pas rester inactive à glander devant la télé ou sur le PC (euh... quoique...). Je m'attache donc à anticiper le repas du soir, préparer les sacro-saintes crêpes pour le goûter, faire de la paperasse qui nécessite un peu de concentration, bêcher la terre du potager, m'occuper des poules, tailler les pommiers, poncer un meuble, etc.
Et puis bébé se réveille... et ces p'tites bêtes, c'est comme les p'tits bébêtes à poil et à quatre pattes: il faut les sortir, les promener! Alors hop, on sort tout l'attirail (tenue de Yéti pour l'hiver, couverture de survie, etc) et direction n'importe quel endroit tant que Bébé puisse prendre l'air et aérer ses petits poumons!
Et puis vient l'heure du goûter de bébé, et de la sortie de l'école de Magrande, et du goûter de Magrande (le mien aussi, du coup...), et des devoirs....

Petit moment de répit avant le dîner, qui est déjà prêt, je vous le rappelle, car je suis une Desperate Anticipatrice. Une petite heure de glandouille passive, de jeux avec Magrande et/ou avec Bébé... Une petite heure...

Et hop, la journée rythmée et palpitante de la Desperate reprend son élan au moment du dîner! Rebelote la gestion simultanée de "donner à manger à Bébé", "écouter les aventures de la cour de Récré tome 24" et "manger en même temps"...
Et rebelote la vaisselle, le suivi de Magrande pour le brossage de dents, le pipi du soir-espoir, la dernière cou-couche pour bébé et là, à ce moment précis de la journée, je jubile, car il est aux alentours de 20h-20h15 et, après extinction des feux, JE ME POSE ENFIN !!!
Enfin, ça, c'est depuis que Bébé a eu la bonne idée de faire ses nuits... Jusqu'à il y a environ 3 mois, il fallait assurer le service de jour ET le service de nuit.... 

Et là, je fais le bilan d'une journée type: de 7h45 à 20h15, soit en 12h30, j'ai posé mon popotin pour glander 1h-1h15 max....
Le reste du temps, je l'ai consacré à mes filles, à mon foyer, à ma maison!
Et pourtant, il y a des moments où je culpabilise, où j'ai l'impression de ne rien faire de mes journées...
Le week-end, quand le Namoureux rentre de sa semaine de travail (parce que lui, à mes yeux, il a vraiment travaillé du lundi au vendredi), je culpabilise de le laisser faire la vaisselle, la cuisine, la lessive, alors que moi, je n'ai "vraiment" travaillé que 16 pauvres petites heures dans ma semaines...
Je culpabilise quand parfois, parce que je me lasse un peu, je laisse traîner des trucs et que ma maison n'est pas parfaitement rangée alors que je n'ai "que ça" à faire de mes journées à la maison...

Et là, je me dis que "mère au foyer", c'est quand même un boulot, un vrai, qui demande de la rigueur, des talents de gestionnaire, de logisticienne, d'éducatrice, de cuisinière, et plein d'autres qualités et atouts encore... parce que c'est un boulot exigeant...
Et "mère au foyer", c'est un boulot où tu ne te reposes quasiment jamais, où tu as finis tes 35h le mardi midi et il faut encore assurer tout le reste de la semaine...
Et curieusement, ce travail qui demande tant de disponibilité, de qualités, d'exigence et d'excellence n'est pas reconnu comme tel...
Pas de salaire, pas de prime, pas de reconnaissance...
Au contraire, la bienséance dénigre ces femmes, fainéantes, incapables de faire autre chose que de rester à la maison...

Alors voyez-vous, ce soir, je tire mon chapeau à toutes les mères au foyer, qui n'ont pas cette bouffée d'oxygène de 16 heures par semaine où, pour ma part, je file me reposer, loin des sollicitations permanentes des enfants. 
Je tire mon chapeau à ces femmes qui sont 24h/24h à fond dans leur job...

Et je tire mon chapeau en particulier à l'une de ces femmes : ma maman!
Mère de 3 enfants, une vie dans des cartons de déménagement parce qu'épouse d'un militaire, jamais de vraies vacances pendant presque 25 ans... 


Quoiqu'il en soit, même si mes journées me paraissent souvent très longues ou parfois trop courtes, je ne regrette en rien mon choix (qui n'en fut pas véritablement un, mais ça c'est une autre histoire...) du congé parental à mi-temps, qui me permet de voir grandir mes filles et de m'offrir un peu de récréation en jouant à la marchande la moitié de la semaine!


 


mardi 5 février 2013

120 kms...

120 kilomètres, c'est la distance qui sépare Magrande de son père, distance que j'ai mise entre eux, il y a maintenant 4 ans et demi pour des raisons que j'aurais préférées ne jamais à avoir...
Mais avant de partir, de séparer géographiquement Magrande de son papa, j'ai demandé au papa s'il m'autorisait à partir, s'il était d'accord...
Il a dit "oui" car il savait que rester là où nous vivions n'était plus possible pour moi...
Il a dit "oui" car il savait que là où je voulais aller, Magrande ne serait pas perdue, qu'elle retrouverait un environnement familier (celui de ses grand-parents), qu'elle ne perdrait rien en qualité de vie et d'environnement...
Il a dit "oui" car, finalement, 120 kms, par la voie expresse, c'est 1h10-1h15 de voiture, ça reste abordable...
Son travail de l'époque ne lui permettant pas de s'occuper seul, à plein temps, de Magrande, il n'a pas évoqué l'hypothèse d'en prendre la garde à temps plein.
Nous n'avions pas été mariés, nous n'avions donc pas divorcés, il n'y a donc jamais eu d'écrit, de règles de garde statuées et légiférées entre lui et moi, uniquement un accord MORAL...

120 kilomètres, c'est peu, mais c'est beaucoup...
Quand il arrivait à Magrande de pleurer et de réclamer son papa, 120 kms, c'est trop...
Quand il arrivait à Magrande d'émettre le désir de vivre en garde alternée chez son papa et chez sa maman, 120 kms rendent la chose impossible...
J'écris à l'imparfait car, depuis près de 2 ans, Magrande a intégré ces 120 kms et elle sait qu'il y a des choses qui ne sont pas possibles...
Et puis, avec son papa, nous nous arrangeons pour être présents, ensemble, aux moments importants de sa vie d'enfant : ses anniversaires, ses spectacles d'école, etc.
Oui, c'est vrai, nous avons la chance de bien nous entendre parce que nous pensons avant tout au bonheur et au bien-être de notre fille que nous avons déjà bien mis à mal en nous séparant.
C'est pour cela que je ne dépasserai jamais ces 120 kms, que je n'irai pas au-délà, que je n'éloignerai pas davantage Magrande de son père...
C'est pour cela que le Namoureux et moi vivons en célibataires géographiques, car je n'irai pas me rapprocher de lui et éloigner davantage Magrande de son père.
Inconcevable, inimaginable, ...

A 120 kilomètres de mon ancienne vie, j'ai reconstruit un foyer, avec un Namoureux et ses deux enfants. Une famille recomposée qui a été décomposée pendant un an et demi car, si dans ma conception des choses, je ne souhaite pas éloigner davantage Magrande de son père, la mère des enfants du Namoureux ne l'a pas envisagé de la même façon et est partie vivre son histoire d'amour, ses enfants dans ses valises, à l'autre bout de la France...
1000 kms... Ben 1000 kms, c'est juste énorme, c'est juste trop, c'est juste catastrophique d'éloigner autant des enfants de leur père...
1 week-end par mois, qui commençait le vendredi soir, à 22h, après l'arrivée en avion et qui finissait le dimanche, à 16h, au moment de repartir à l'aéroport...
1 week-end par mois qui dépendait des conditions climatiques (oui, oui, les avions bloqués par la neige, toussa, toussa) et des conditions sociales (oui, oui, les p*** de grèves, toussa, toussa).
Cela a duré 1 an et demi car, par chance, la maman de Lagrande et du PtitMec a préféré revenir en Bretagne, dans la ville d'origine. Retour à la case départ pour le bonheur et le soulagement de tous...
Car pendant un an et demi, à part des gens malheureux, cet éloignement n'a rien apporté...

Et ce soir, j'apprend qu'un très bon ami, également divorcé, va vivre le même drame que le Namoureux...
Son ex-femme s'en va rejoindre son nouvel amour, emportant leurs deux enfants dans ses valises, à plusieurs centaines de kilomètres...

Et là, tu vois, j'ai les boules...
Mais qu'est-ce qui passe par la tête de ses mères pour être capable d'autant de cruauté et d'égoïsme envers leurs enfants?
Ont-elles conscience du nombre de malheureux qu'elles vont faire, dont elles?
Avoir séparé ses enfants une première fois de leur père en divorçant leur donne-t-il le droit de les séparer géographiquement d'une telle distance?
D'avoir obtenu la garde complète de leurs enfants lors du jugement de divorce leur donne-t-il le droit de faire ce qu'elles veulent de leurs enfants? 
Vouloir vivre sa vie de femme, sa vie amoureuse, c'est un droit, c'est une liberté... mais à quel prix bordel !!!????

Il y a 6 ans, j'ai fait le choix égoïste de me séparer du père de Magrande, pour mon bonheur...
Il y a 4 ans, j'ai dû choisir, malgré moi, de séparer géographiquement Magrande de son père...
Aujourd'hui, pour le bonheur et le bien-être de Magrande, j'ai choisi d'être séparée géographiquement de l'homme que j'aime, parce que j'estime qu'en tant qu'adulte, je supporterai mieux la séparation que ma fille de 7 ans...




lundi 17 décembre 2012

Cher Père Noël...



Cher Petit Papa Noël...!



A 33 ans, j'ai décidé de faire un truc de folie que je n'ai jamais fait avant aujourd'hui: t'écrire une lettre...!
Oui, oui, tu as bien lu: je n'ai jamais écrit de lettre au Père Noël avant ce jour.
La raison en est très simple: je n'ai jamais cru en toi...
Si, si, je le confesse aujourd'hui, noir sur blanc, sur ce blog lu par des millions de gens: je n'ai jamais cru au Père Noël...
Argh, je sais, ça fait mal...
Et sais-tu pourquoi je n'ai jamais cru au Père Noël? Tout simplement parce que dans ma famille, catholique (aïe, aïe, aïe, le premier gros mot vient d'être écrit... il faudra t'y faire, il y en aura d'autres du même champ lexical...), mes parents ne m'y ont jamais fait croire...
Le soir du 24 décembre, ce n'est pas le gros barbu dans son costume que j'attendais... C'était Celui à qui tu as , d'une certaine manière, volé la vedette.
Le soir du 24 décembre, j'attendais avec impatience la naissance de Jésus Christ, le petit bébé Jésus! Il avait cela de commun avec toi qu'Il était tout frippé. Mais Lui, c'est parce qu'Il était tout bébé-nourrisson. Pas toi mon Vieux...
Lui au moins, Il avait l'intelligence et l'esprit d'apporter les cadeaux au pied du sapin, à côté de la crèche, pendant que mes parents, mon frère, ma soeur et moi fêtions Sa venue avec tous pleins d'autres catholiques, comme nous, lors de la Messe de Minuit. Ben oui, au moins, Lui, Il ne se brûlait pas le fond du pantalon en essayant de passer par la cheminée... 
Et puis, l'avantage avec Jésus, c'est qu'après Sa naissance, on continuait à parler de Lui et de son Père, Dieu. Alors que toi, une fois Noël passé, pfffiout, tu disparaissais dans la poubelle remplie de papiers cadeaux...!
Jésus, je continuais donc à en parler, à apprendre des choses sur Sa vie lorsque j'allais au catéchisme. Oui, j'ai fait du catéchisme pendant plusieurs années et j'aimais bien me retrouver, avec les copains et les copines, le mercredi matin, pour écouter les histoires que nous racontait le prêtre. Et je vais t'avouer un truc: en 6 ans de catéchisme, je n'ai subi aucun attouchement, aucun regard lubrique ou autre geste déplacé de la part des prêtres conteurs d'histoire... Non, non, je te jure, rien de tout ça... Cela dit, une des catéchèse, parce qu'il y avait aussi des femmes catéchèses, m'a souvent prise dans ses bras, fait des bisous et elle m'a même vue nue quand j'étais toute, toute, toute petite et innocente.... Cette femme là, c'était ma mère... (ah, ah, je t'ai bien eu là! ).
Et puis est arrivé le Lycée où je passais beaucoup de temps dans la chapelle et à l'aumônerie. C'est dans mon Lycée que j'ai découvert ce qu'étaient les Catholiques Intégristes. Il y en avait tout un groupuscule. Je ne les ai jamais aimés. D'ailleurs, ils ne participaient pas aux offices du Lycée: trop "païens" à leur goût...! Ils critiquaient l'aumônier du Lycée: trop "open" à leur goût...!
Et c'est dans ce même lycée, plutôt porté catholique mais qui n'était cependant pas privé, qu'un enseignant m'a demandé, un jour, de ranger la petite croix en or que je portais autour du cou. J'ai accepté, sans rechigner, et j'ai dissimulé ce signe ostentatoire de confession sous le col de mon pull. Nous étions dans un établissement public et donc laïc. Même si elle était plutôt discrète, cette petite croix n'avait pas sa place.
Et puis je suis devenue étudiante... Pendant mes études, je me suis royalement ennuyée en cours de droit constitutionnel mais j'ai quand même retenu une partie de l'article Premier de la Constitution Française : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. [Constitution de la Vème République du 4 octobre 1958]

Et puis tu vois, Père Noël, j'ai grandi, grandi, grandi et je suis devenue maman.
Seulement voilà, comme le papa de Magrande était d'une autre religion que la mienne (il était de confession Athée), nous avons fait des compromis et je t'ai laissé entrer dans ma maison, Père Noël. Je me suis toujours demandé comment tu réussissais à venir apporter les cadeaux au pied du sapin puisque nous vivions en appart', sans cheminée, et que tu ne connaissais pas le digicode.. Mais bon, passons outre ces questions techniques... Tu es donc entré dans ma maison et, malgré la crèche de Noël que je persistais à installer sous le sapin, c'est en toi que Magrande s'est mise à croire, bien que je ne l'y ai jamais poussée...!
J'avais beau être sa mère, j'ai respecté ses croyances d'enfant (la tolérance, ça s'appelle, non?! Un truc dans le genre...). Et j'ai respecté l'Athéisme du papa de Magrande. C'est d'ailleurs pour ça que Magrande n'est pas baptisée. J'estimais que, plus tard, si elle le souhaitait, elle pourrait elle même choisir d'entrer dans la famille des Catholiques car, vois-tu, on peut y entrer quand on veut dans cette famille. Elle t'accueille 24h/24 tout au long de ta vie...
Et pour en revenir à Noël et ses pratiques, je reconnais qu'aller seule à la Messe de Minuit, le 24 décembre, dans la nuit et le froid hivernaux, ça ne me bottait plus trop donc je me suis laissée tenter par les dogmes de l'Athéisme, tout en gardant cependant la Foi en mon Dieu à moi...

Et puis la vie a ses surprises et ses blessures...
Il y a presque 6 ans, le papa de Magrande et moi nous sommes séparés... Mes parents, toujours catholiques pratiquants, ne m'ont pas reniée. Ils m'ont soutenue.
Et il y a plus de 4 ans, j'ai fait le choix douloureux d'avorter... Mes parents, toujours catholiques pratiquants, ne m'ont pas pendu un crucifix autour du cou pour que Satan sorte de mon corps et que je garde ce bébé. Non, ils m'ont soutenue dans ce choix douloureux.
Ils m'ont apporté et m'apportent énormément d'amour... c'est ce que le Christianisme et le Catholiscisme prônent... L'Amour de son prochain...

Alors vois-tu Père Noël, quand j'entends depuis plusieurs mois des gens cracher sur ma religion et mes croyances, en brandissant le spectre de l'Inquisition, en faisant de tous les Catholiques de France et de Navarre un groupuscule d'extrêmistes intégristes aux valeurs rétrogrades et avilissantes, et bien je me sens blessée...
Moi qui avais plus ou moins laissé tomber ma confession catholique et m'étais plus ou moins convertie à l'athéisme, et bien, face à ces attaques détestables qui ne respectent tout simplement pas la liberté de croyance inscrite noire sur blanc dans notre Constitution, j'ai envie de crier haut et fort que j'appartiens à cette grande famille des Catholiques , que j'en suis très fière et que je le vis très bien.
Alors vois-tu Père Noël, maintenant que Magrande et sa fratrie de sang et de coeur ne croient plus en toi et qu'ils sont suffisamment grands pour bien comprendre l'origine et le sens de Noël, nous irons tous ensemble, cette année, à la grande Messe de Noël et, pour la première fois depuis bien des années, je rechanterai avec enthousiasme et bonheur les chants traditionnels de Noël, chantés par tous les membres de cette grande famille, partout dans le monde, en cette veillée du 24 décembre...

Et je pourrais, Père Noël, avoir une pensée pour tous ceux qui ont attaqué avec violence et virulence les membres de ma Famille et qui cependant se gaveront de Foie Gras et de Champagne, et qui se raviront du visage émerveillés de leurs enfants déballant les cadeaux de Noël...
Oui, je pourrais...

Mais je pense que ce soir là, lorsque nous rentrerons de la Messe, avec les enfants, nous nous hâterons d'installer le santon de Jésus dans la crèche et je regarderai, avec ravissement, ma petite famille déballer ses cadeaux et les visages émerveillés de mes enfants en ce réveillon de Noël...

Finalement, Père Noël, tes fidèles fêteront Noël de la même manière que ma famille...
Sauf que sans l'enfant Jésus, ils n'auraient jamais pu le faire puisque Noël n'aurait pas existé...

vendredi 30 novembre 2012

Avent Noël...

Demain, 1er décembre, commence une des périodes de l'année que je préfère et à laquelle je tiens beaucoup: l'Avent.
Bon, en fait, l'Avent commence le 4ème dimanche avant Noël donc le 2 décembre mais là, on va s'en référer aux calendriers avec leurs petites portes qui cachent des merveilles pour donner le top départ de cette période qui précède Noël!

Pendant ces 25 jours, je vais faire un bon de plusieurs nombreuses années en arrière et me replonger dans mon enfance!
Là, clairement, ce sont mes racines d'outre-rhin qui refont surface et ce sont les traditions de mon pays maternel que je vais faire revivre et partager avec mes enfants et le namoureux!

Ce soir, alors que les enfants étaient au lit, le Namoureux et moi avons garni le magnifique calendrier de l'Avent que Belle-Maman avait confectionné de ses mains de fée,  il y a 8 ans, pour la Grande. Les années passant et les surprises de la vie étant ce qu'elles sont, Belle-Maman a ajouté les prénoms des trois autres composantes de la tribu! Ce calendrier, c'est le leur, pour cette année encore et les autres à venir!







Et dimanche, nous allumerons la première bougie de la couronne de l'Avent. Quatre jolies bougies rouges, comme mes quatre Amours, seront allumées au fil des semaines.... et brilleront dans l'attente de Noël...






Et puis viendra le 6 décembre, le jour de la Saint-Nicolas, où ma Louloute et la Chouquette trouveront des surprises dans leurs bottes, sagement placées devant la porte, la veille au soir, avant de se coucher. La Grande et le Loulou seront chez leur maman et ne pourront donc pas partager cette tradition avec nous.
Car Saint-Nicolas, en Allemagne et en Alsace-Lorraine, détrône quasiment le Père Noël, sachez-le...
Dans le petit village Lorrain dans lequel j'ai vécu pendant mes années d'école primaire, ce brave monsieur, patron des écoliers, rendait visite aux enfants dans les écoles et leurs apportait des chocolats et autres friandises. Bon, il était accompagné de son acolyte, le Père Fouettard, moins rigolo et dont j'avais la trouille... Ben oui, j'avais beau être très sage, je n'étais pas non plus un ange...! 
Dans mon petit village, le Saint-Nicolas venait nous rendre visite, chez nous, le soir... toujours avec le Père Fouettard....!
Bref, jusqu'à ce que je devienne maman à mon tour, ma maman a toujours joué le rôle du Saint-Nicolas et, même pendant mes années lycées en internat, je recevais mon colis de chocolat pour cette fête!




Pas facile, en Bretagne, de transmettre cette tradition puisqu'elle n'est pas fêtée... Mais ma grande l'a bien intégrée et, même si elle sait que c'est maman qui se cache derrière le Saint-Nicolas, elle sera toute contente et pétillante de joie de trouver ses petites bottes pleines de chocolat le 6 décembre, au matin, avant d'aller à l'école!




Et puis, pendant cette période, il y a le temps où l'on se consacre à la fabrication des traditionnels biscuits de Noël  aux parfums de cannelle, de noisettes et d'amandes.
Ma grand-mère Allemande les confectionnait le soir, quand ma maman et sa fratrie étaient couchés. Ma maman les faisait quand mon frère, ma soeur et moi étions à l'école mais elle nous a ensuite fait participer à leurs fabrications, parce que c'était une façon de nous transmettre ses traditions et un moment de partage entre ses trois enfants et elle.
Et puis, ces petits biscuits sont destinés à être offerts et partagés. En fait, j'en mange très peu car j'en offre beaucoup! 

Et puis, à peine quelques jours avant Noël, le sapin de Noël fera son apparition dans le salon. Moment clef où les enfants se chargent de décorer l'arbre vert, à leur goût et selon leur fantaisie! 

Bien entendu, la crèche prendra sa place au pied du sapin mais sans l'enfant Jésus... Et oui, tradition et éducation catholique obligent, nous attendrons le réveillon de Noël pour installer le Divin Enfant au coeur de cette scène biblique. Idem pour les Rois Mages qui ne feront leur apparition que le 6 janvier, à l'occasion de l'Epiphanie.

Et enfin, le moment tant attendu arrivera !!!
Voir trois paires d'yeux émerveillés par les cadeaux emballés sous le sapin, s'interrogeant sur leur contenu, ça n'a pas de prix! 
Pas de cadeau ostentatoire ou onéreux chez nous; pas de profusion non plus... Ce n'est pas l'esprit...

Cette année, Noël aura un sens tout particulier pour les trois grands.
D'une part, pour la première fois, ils ne croient plus au Père Noël. Pas de simulacre du passage du gros bonhomme rouge sponsorisé par Coca-Cola. Cette année, en ouvrant leurs cadeaux, ils sauront que c'est le Namoureux et moi-même qui avons eu une attention pour eux. C'est bête mais les imaginer heureux et les entendre nous dire "MERCIII, c'est trop génial", d'avance, ça m'émeut rien que d'y penser!

Et d'autre part, pour la première fois depuis que notre drôle de famille s'est composée, c'est le premier Noël que nous passerons chez nous, entre nous et surtout le premier Noël que nous  passerons avec cette petite Chouquette qui est venue sceller tous les liens d'amour que nous avions déjà tous les uns envers les autres. 



Le compte à rebours a commencé !!! 


lundi 15 octobre 2012

Et pourquoi forcément marcher à 4 pattes...?

La mairie de la bourgade dans laquelle je vis propose de l'éveil musical et corporel pour les petits-petits-petits enfants! 

La semaine dernière, la Chouquette sembla emballée par la séance d'éveil musical: du bruit, des couleurs, d'autres enfants, etc.
Ce matin, nous sommes donc allées à la séance d'éveil corporel, animée par une psychomotricienne.
Pour ma part, je m'attendais à ce qu'elle nous montre des petites "exercices" à faire avec bébé, pour lui faire du bien, pour le "muscler", etc.
Que nenni...

Pendant 45 minutes, elle n'a fait qu'observer les bébés et déblatérer faire part de ses connaissances théoriques sur le développement psychomoteur de l'enfant.
Observant la Chouquette (5 mois et 1/2), affalée sur le ventre, essayant tant bien que mal, telle une baleine échouée, d'attraper une balle qui ne cessait de lui échapper des mains, elle m'a dit qu'il me fallait être patiente et qu'elle marcherait dans quelques mois à quatre pattes...
Là-dessus, elle rebondit en expliquant que la marche à quatre pattes est essentielle dans le développement psychomoteur de l'enfant car il stimule la coordination entre les membres et la coordination entre les deux hémisphères du cerveau. Ainsi, les enfants qui marchent à quatre pattes auraient plus de facilités que ceux qui n'ont jamais marcher à quatre pattes pour associer lecture et écriture...
Et là, je crois qu'en mon fort intérieur, j'ai pouffé de rire...

Pourquoi?
Parce que mon aînée, âgée de 7 ans et 1/2, n'a jamais marché à quatre pattes. Elle se déplaçait sur les fesses. Et pourtant, elle a su lire à 4 ans et écrire à 5 ans... A croire qu'elle n'a pas franchement eu besoin de la coordination bras-jambes pour faire coordonner les deux hémisphères de sa petite tête bien pleine.
Cette grande Louloute de 7 ans et 1/2  a marché tard (19 mois) et, surtout, elle a mis beaucoup de temps pour apprendre à passer de la position allongée sur le dos à la position allongée sur le ventre. Peut-être n'y est-elle parvenue que vers 21-22 mois. En gros, une fois sur le dos, c'était une vraie tortue.
Son père et moi, poussés par la famille (ma mère, en l'occurence) qui s'inquiétait grandement de ce "retard de développement", avions été consulter une psychomotricienne pour comprendre ce qui "n'allait pas".
Autant que je m'en souvienne, la séance a duré une heure, une heure durant laquelle ma Louloute n'a fait que hurler et pleurer, manipulée par une psychomotricienne qui voulait lui apprendre, en l'espace d'une heure de temps, à faire un mouvement corporel et moteur qu'elle n'avait toujours pas appris à réaliser en plusieurs mois... A 75€ la séance de pleurs et de souffrances de ma fille, je peux dire que je l'ai eue mauvaise...
C'est un pédiatre qui, quelque temps plus tard, nous a expliqué que Louloute était hyperlaxe et qu'elle avait du mal à repérer véritablement son corps dans l'espace, d'où son "retard" moteur.
A 7ans et 1/2 aujourd'hui, elle marche très bien, court, saute, fait des galipettes, nage, grimpe aux arbres, etc comme n'importe quel enfant de son âge....



Alors quand j'entends que le marcher à 4 pattes est essentiel, qu'il y a un âge moyen pour ce marcher, quand j'entends qu'il faut stimuler l'enfant à développer tel ou tel mouvement du corps, je dis que la Chouquette marchera à 4 pattes quand elle l'aura décidé et si elle l'aura décidé.

Parce que le déplacement sur les fesses, avec une serpillère sous le popotin, c'est aussi utile pour maman!
NA!

mardi 11 septembre 2012

Congé parental d'éducation : peut-on l'améliorer?

Dans 2 jours, je reprendrai le chemin, non pas des écoliers, mais du travail...
Depuis 8 mois, je n'ai plus travaillé car j'ai fait un bébé...!

Officiellement, mon congé maternité a pris fin le 11 juillet. J'ai ensuite posé un congé parental d'un mois du 1er au 31 août (car à la CAF, il faut des mois complets pour que les indemnités puissent être versées.) Entre les deux, j'ai posé des congés payés, congés que j'ai prolongés du 1er au 9 septembre, pour pouvoir être présente la semaine de la rentrée des classes.

La perspective de reprendre le travail ne m'enthousiasme pas plus que ça, et pour cause:
- faire un bébé et laisser quelqu'un d'autre s'en occuper est une notion que j'ai un peu de mal à accepter, même si je l'ai déjà fait il y a 7 ans pour mon aînée et qu'elle l'a bien vécu. J'ai eu la chance, car je pense que c'est une chance, d'avoir une maman à plein temps et de n'avoir jamais été chez une nounou ou dans une crèche.
- je travaille dans le commerce et j'ai des horaires un peu rock'n roll avec un planning qui bouge tout le temps. Pas facile donc de trouver un mode de garde quand on commence certains jours à 6h et que l'on finit certains soirs à 20h30... Histoire de compliquer la tâche, je suis une maman célibataire la semaine puisque le papa travaille à 200 kms de la maison...

L'idée de prendre un congé parental d'éducation à plein temps, pendant 3 ans, m'a bien entendu effleuré l'esprit.
J'ai donc sorti ma petite calculatrice, surfé sur le site de la CAF et fait le point:
- Allocation Familiale : 127,05€ (j'y ai le droit puisque c'est mon 2ème enfant)
- Allocation PAJE       : 182,43€
- Congé parental        : 383,59€
En congé parental à temps plein, je toucherais donc 693,07€ ... Soit...
Certes, je n'aurais, du coup, pas de frais de garde qui amputeraient mon salaire "normal" mais tout de même, la perte financière reste importante.
Et pourtant, je n'ai pas un gros salaire... (environ 1250€ par mois). Mais sur ce salaire "moyen" est calculé un remboursement de prêt immobilier et, même avec le salaire du namoureux, je ne peux pas me permettre de ne gagner "que" 693,07€.

Je me demande comment font les mamans (parce que ce sont elles qui sont majoritairement concernées) pour se permettre de prendre un congé parental d'éducation pendant 3 ans.
- ont-elles un conjoint dont le salaire permet, à lui seul, de couvrir tous les frais et les charges du foyer?
- ont-elles un salaire du même ordre qui efface toute différence financière?
- se serrent-elles la ceinture pendant 3 ans? (la ceinture, je la sers tous les mois...)
- s'endettent-elles, épuisent-elles les économies mises de côté pendant des années?
J'aimerais bien une réponse...

Et pourtant, si ce congé parental était un peu plus élevé, je suis certaine que de nombreuses mamans n'hésiteraient pas à en profiter.
Certes, nous vivons en période de crise économique et la tendance est davantage aux économies qu'aux dépenses.
Toutefois, une maman qui part en congé parental laisse un poste vacant qu'il faut occuper, non? D'une certaine manière, ne crée-t-elle pas un emploi?
Cette place qu'elle libère pendant 3 ans en choisissant de s'occuper de son enfant sera peut-être occupée par un demandeur d'emploi qui, du coup, ne coûtera plus d'indemnités chômage à l'Etat. Ces économies d'indemnités chômage ne pourraient-elles pas servir à augmenter l'indemnité de congé parental?
Un calcul du congé parental sur le mode du calcul du congé maternité n'est-il pas possible?
Je ne suis pas économiste et je pense, j'espère, que ces idées ont déjà été étudiées. Si ce n'est pas le cas, il pourrait peut-être être intéressant de s'y pencher.



Et avant que des chiennes de garde ne m'accusent de vouloir renvoyer la femme au foyer, je tiens à préciser que mon questionnement relève davantage d'une question de "choix" pour une mère que d'une question de société quelconque. 

En attendant, moi je n'ai pas le choix, et je m'en vais donc reprendre le chemin des salariés, sans motivation... 

jeudi 6 septembre 2012

" Ta 8 ans et ta relation est "Complique" ? Meuf, il t'a piquer ta barbie ?"


J'espère qu'un titre aussi accrocheur vous incitera à lire ce post...

Non, non, il ne vient pas de moi. Je n'ai pas la prétention d'avoir un niveau de grammaire, d'ortographe et de conjugaison digne de Berbard Pivot mais j'arrive à aligner trois mots sans trop de fautes, contrairement à l'auteur de cette magnifique phrase.

L'auteur de cette phrase, je la dénonce, c'est ma nièce. Du haut de ses 13 ans, en pleine pré-adolescence, elle est facebook-addicted depuis quelques années et j'ai la chance (ou pas...) de faire partie de ses 875 ami(e)s...

Sa page est donc une succession de phrases du genre que j'aurais pu moi-même écrire il y a 20 ans (mais FB n'existait pas encore), qui me font parfois sourire mais me font souvent hurler.

Le fond de ces phrases m'importe peu... Vous l'aurez compris, c'est leur forme qui me chagrine...

A 13 ans, même si c'est loin, très loin dans ma mémoire, il me semble que je savais maîtriser le concept de base selon lequel une phrase est composé d'un sujet, d'un verbe et souvent d'un complément... Après avoir recopié des dizaines de fois la règle selon laquelle "le participe passé, employé avec l'auxiliaire AVOIR, s'accorde en genre et en nombre avec le Complément d'Objet Direct si celui-ci est placé avant", j'arrive à esquiver les fautes d'accord. Et puis, quand je n'étais pas certaine de l'ortographe d'un mot, j'utilisais ce livre là, vous savez, ce gros livre dans lequel figurent plein de mots classés par ordre alphabétique; ah oui, un DIC-TIO-NNAIRE...




Alors, face à l'illetrisme et l'analphabétisme de nos jeunes ados, je m'interroge?

Que font les parents? Autant que je m'en souvienne, mes parents me reprenaient systématiquement lorsque, en parlant, je faisais des fautes de langage. Et pourtant, je vais vous avouer un truc incroyable, ma maman n'est même pas française... Ca ne l'empêchait pas de corriger mes dictées, de jeter un oeil à mes rédactions et de m'aider à corriger mes fautes le cas échéant. Depuis cette époque, je suis moi-même devenue maman. Quand ma grande, âgée de 7 ans aujourd'hui, a commencé à parler, je ne me suis jamais amusée de ses fautes de langage. Les "Vous faisez quoi?" ont quasiment disparu sitôt apparu; idem pour les " si j'aurais su, j'aurais pas venu..." Je lui ai toujours parlé correctement, avec des vrais mots, des vraies phrases. Et maintenant qu'elle a appris à écrire et apprend la grammaire et la conjugaison, je m'efforce de lui apprendre à utiliser, quel que soit le contexte, les règles apprises. Ca doit fonctionner puisque, globalement, elle écrit mieux que sa cousine de 13 ans...

Que font les enseignants?
J'ai beaucoup de respect pour la profession et je reste admirative du travail fourni par certains. J'ai plusieurs amies institutrices dont la plus grosse difficulté n'est pas l'élève mais ses parents... Quand des parents d'élèves, que vous avez convoqués parce que l'enfant ne fait jamais ses devoirs, vous répondent que ce n'est pas Louis XIV qui fera bouillir la marmite, vous vous sentez un peu seule au monde et pas franchement soutenue pour faire apprendre leurs leçons aux enfants. Donc, non, je n'accuserai pas les enseignants d'être responsables de l'illetrisme ambiant. Ils font ce qu'ils peuvent avec les faibles moyens qui leurs sont donnés. Je reviens à l'idée première que ce sont les parents, négligeants, trop pressés, jemenfoutistes, qui sont la cause principale du problème.

Que font les adolescents? N'ont-ils plus le temps de lire de vrais livres, écrits par de vrais auteurs? Sont-ils trop accaparés par Facebook et les autres réseaux sociaux pour ne plus avoir le temps de lire? Sont-ils si pressés de raconter leur dernière super-mega-trop géniale aventure d'ado pour ne pas avoir le temps de la rédiger avec des mots entiers? D'ailleurs, lecteurs, je vous invite à taper "COD" dans votre barre de recherche... Vous ne trouverez pas "Complément d'Objet Direct", comme je le pensais, mais "Call Of Duty"... CQFD



Alors je m'inquiète?

Que vont devenir tous ces ados illétrés, qui ne savent écrire qu'en phonétique, en langage "SMS" qu'il faut lire à voix haute pour parvenir à le comprendre. Il m'arrive d'avoir sous les yeux des lettres de motivation criblées de fautes et, honnêtement, ça ne donne pas du tout envie de convoquer leurs auteurs. Lire certains blogs nécessite d'avoir un bon tube d'aspirine à portée de main, tant leur lecture est fastidieuse, donne mal au crâne et envie de pleurer...

A mes yeux, un texte correctement écrit est une marque de politesse et de respect pour celui qui le lit.
"L'ortographe est de respect; c'est une sorte de politesse" - Alain Fournier

L'écriture en "phonétique" et en langage "SMS" va-t-elle devenir la norme?

J'espère que nous n'arriverons pas à ce stade ultime. La langue française ne cesse d'être simplifiée mais pourquoi?
Nous avons une langue compliquée, certes, mais riche, qui prend tout son sens ou le perd tout autant en fonction des termes utilisés ou de la syntaxe des phrases.
Mettre à la corbeille une telle richesse m'attriste profondément et je souhaite qu'il y ait d'autres parents, comme moi, qui s'efforceront d'apprendre à leurs enfants à bien parler, à bien écrire pour sans doute bien penser.

Vou mavé conpri? 

Lecteur, n'hésitez pas à me corriger!